Le changement

IMG_2862.JPG

On dit souvent que la constance dans une vie est le changement. On dit aussi que de résister au changement nous mène inévitablement à devenir un peu obtus !  On pourrait aussi se servir du vieil adage «plus ça change, plus c’est pareil» !  En fait, je crois que chacun vit à sa manière le changement. CertainEs le désirent, d’autres pas ou du moins choisissent de l’apprivoiser à petits pas. Je suis plutôt du genre qui l’embrasse par cycle.  Condition due en grande partie à la curiosité et au besoin de réalisations concrètes.

J’avais délaissé ce blog justement à cause de tous ces changements qui s’opéraient et que j’opérais dans ma vie. Il s’en est donc passé des choses depuis la fois (!) où je m’aventurais sur la Côte Nord, en Gaspésie et dans le Bas du fleuve. Un périple qui m’a permis de me retrouver avec mes élans créatifs, et d’explorer des recoins enfouis quelque part entre mes souvenirs et mes rêves.  Trois années ont déroulé le tapis en y brodant toutes sortes de folies, d’idées inachevées, de recherches, d’angoisses (ça en prend des fois) et tout en douceur un motif est apparu. Une ferme, des champs, des fleurs, de l’espace, du vieux à retaper, la paix et aussi, la visite et le partage avec les amiEs. Un projet à plus long terme.

J’ai opté pour une certaine sédentarité rurale (même si je voyage constamment entre Montréal et Saint-Félix-de-Kingsey). Une petite ferme, pleine de défis (surtout de rénovations et d’aménagement des lieux) pour disons….au moins les 10 prochaines années !  Après ma première année, j’ai une liste exhaustive de travaux. J’ai parfois des moments de découragement, mais j’arrive de plus en plus à casser la vague. Je surfe sur les petits accomplissements et je me pose sur le présent.

J’ai repris la plume, si légère soit-elle, et je prends toutes sortes de notes et beaucoup de photos. Je m’amuse !  Une fois de plus, pendant que j’écris ces quelques lignes, je lève les yeux et admire le colibri qui se refait des forces dans l’abreuvoir.

J’essaierai de publier l’évolution des choses (toutes sortes de choses !). Si l’envie vous prend, v’nez faire un tour ici ou à la ferme 🙂  D’ailleurs, vous trouverez la Ferme La chicorée sur face de book. J’y ai publié aujourd’hui un événement pour les ceux et celles à qui ça tenterait de venir donner un coup de main à la fin août. Réfection d’une partie de la grange.

À bientôt !

xx lucie

R.I.P. #1 des 2Sisters

 

IMG_2811Néorurale, et pis après.

Quand je m’attarde (et j’aime le faire) à mes souvenirs de jeunesse à la ferme, les matins heureux et paisibles, le vent sur la côte, la vue des vagues du St-Laurent et l’odeur, ah ! l’odeur des foins et du fleuve fusionnés en un parfum insaisissable, naît en moi un état de bonheur à l’état pur.

Quand je pars sur mes souvenirs de l’île, je ne suis plus arrêtable.

Nous ne pouvons pas nous empêcher d’embellir nos souvenirs d’enfance. C’est comme ça. C’est ce que l’on fait aussi avec les souvenirs de certaines relations ou rencontres.  Je me dis donc qu’il nous est irrésistible ce besoin du meilleur, du beau, de l’inspirant !  Et c’est tout ce joyeux melting pot qui forment aussi nos rêves à venir, nos envies, nos concepts de vie idéale.

CertainEs décideront à un moment ou un autre de fuir la ville (j’avoue sans honte que c’est effectivement une fuite – et selon les principes psychologiques de base, on fuit ou on confronte, mais au moins on fait un choix!), on les nomme les NÉORURAUX !

Quand ma fille m’a qualifié (il y a un temps déjà) de néorurale…j’voulais l’étrangler ! (Vous comprenez que c’est une image seulement hein ?!). C’était une gifle.  Elle m’expliquait qu’il n’y avait rien de mal là-dedans, et que cela n’était qu’un fait. Mais MOI, je ne voulais pas me faire mettre en case avec toutes ces personnes qui vivent en ville et qui transportent leur mal-être à la campagne en recréant des p’tites boutiques ben cool (style mile-end) pour satisfaire leur bobonismes intrinsèques.

Tout ce long prologue pour vous dire, que ce matin je suis confrontée à la réalité vraie de la ferme.

Une de mes 2Sisters se meurt.

J’ai passé les deux derniers jours à m’inquiéter, à lire, à consulter, à appeler et chercher une clinique vétérinaire (rien d’ouvert sauf le service d’urgence de St-Hyacinthe qui me chargeait 170$ pour une consultation + les analyses + les médicaments). Pour ensuite faire appel à une jeune dame technicienne (la nièce d’un ami du coin) qui l’a palpée et examinée, sans rien trouver d’autre que le constat qu’elle ne semble pas bien. Je l’ai isolée, donnée du vinaigre de cidre dans l’eau, et j’ai espéré qu’elle se rendrait jusqu’à lundi matin où je pourrais accourir chez un vétérinaire.

Je l’ai trouvée sur le dos ce matin, mourante.

Comment lui rendre la mort plus douce?

Je dois lui tordre le cou pour en finir.

Nettoyer et désinfecter tout l’environnement, et espérer que l’autre des 2Sisters survivra à cette séparation et à une maladie qui peut-être se manifestera chez elle aussi ?

Une partie de moi se dit : « Voilà ce qui arrive quand on s’aventure dans quelque chose qu’on ne connait pas.

Et une autre partie de moi (la plus sereine) m’appelle au calme et à l’acceptation. Ça fait partie de l’aventure.

Termine de construire le poulailler d’hiver, continue à lire et te renseigner, va voir un vétérinaire pour t’équiper de ce que ça prend contre les parasites internes et externes, et va te chercher de nouvelles poules.

Et surtout, rappelle-toi du détachement nécessaire pour ne pas t’affliger ainsi quand la mort frappera.

Ça fait partie de la vie. De notre vie. Néorurale ou pas.

 

Liz Christy, mère du premier jardin communautaire

LE plaisir de lire Michel de Potagers d’Antan. Un bonheur que je vous partage.

Potagers d'antan

Liz Christy en 1973 dans son jardin de Lower Esast side (photo: Donald Loggins) Liz Christy dans le premier jardin communautaire de Lower East side à New York en 1973 (photo: Donald Loggins)

Il y a quelques années, lors de l’un de nos voyages de vacances familial, nous avions élus domicile aux résidences du Collège St-Paul à Ottawa. Juste au bas de la fenêtre, un immense potager communautaire luxuriant faisait office de bienvenue aux nombreuses familles ethniques qui, comme nous, préféraient un tarif hôtelier super abordable. En le visitant, je me demandais où cette idée avait pris racine.

Pour remonter à la naissance du mouvement des jardins communautaires, il faut reculer au choc pétrolier de 1973 qui suivi le choc monétaire de 1971. Les bourses tombent, le chômage augmente et le dollar américain se voit dévalué. À New York et plus précisément à Houston Bowery, au lieu de les entretenir, certains propriétaires d’immeubles décrépis préfèrent les abandonner à la municipalité. Comme la ville n’a…

View original post 632 autres mots

L’une et l’autre

Le nombre d’heures que j’aurai passées à écrire, installée en dessous d’la fan ! Comme à l’habitude, les pensées filent à toute vitesse. Si je pouvais transcrire aussi vite !

Café au lait en main, déjà occupée à tenir la plume. La musique se glisse toujours à travers le filtre bruyant. Je repense à ma journée d’hier. Je t’aime. Toujours.

Magnifique pleine lune ce matin. Avant même que la boule de feu ne se montre de l’autre côté de l’appartement, j’ai l’impression d’ouvrir une salle de cinéma alors que j’écarte le rideau de la fenêtre pour mieux apprécier la beauté de cet astre, accompagné cette fois par une étoile brillante. Elles se tiennent compagnie. Je les salue.

J’ai entamé le dernier livre de Jean-François Beauchemin – Une enfance mal fermée. Joie. Profonde.

Étrangement, il me donne aussi le goût d’écrire. Je ne possède pourtant pas en moi, ou disons plutôt à dose réduite, cette aptitude qu’il a en lui à «l’architecture, au silence, cette sensibilité de grand blessé, et un certain goût pour les phrases». Je sais, lorsque je le lis, que je ne sais pas écrire. Malgré ce constat lucide, il me défait de tous mes complexes.

Je ressens intuitivement que notre vision de l’humanité se rejoint par moment, alors qu’à certaines affirmations, exprimées avec tant de conviction, mon poil s’hérisse. Est-ce dans le ton catégorique ou parce qu’une blessure s’ouvre ou que mon bateau que je crois si stable me chavire ? Parfois, c’est insoutenable.

J’ai beaucoup d’admiration pour les gens méthodiques, ou devrais-je dire, disciplinés. Je ne sais pas m’aventurer de cette manière avec une page blanche. Cela me prend une émotion, une pensée qui me titille l’âme pour que le goût me prenne d’attraper mon cahier Hilroy et ma clé anglaise, pour que je ne puisse même plus me retenir de déboulonner avec insistance, toujours avec l’espoir que toutes les valves s’ouvriront enfin. Les pages se chargent d’encre. Et de plomb.

J’ai aimé l’humilité avec laquelle il répond à une question d’un ami : «S’il n’y avait plus personne, si par exemple tu devais te retirer sur une île déserte, écrirais-tu encore ? La réponse à la question est bien évidemment non. Je n’ai pas vu l’intérêt d’écrire pour moi-même.»

L’acte d’écriture, même en se disant qu’on le fait pour soi-même et avec l’objectif de se dégager de toutes ces pensées qui nous hantent, cet acte commis en solitaire est empreint d’une prière vers la rencontre de l’autre.

C’est notre condition humaine qui fait ça.

Malgré la grande nécessité que certains ressentent à vivre en solitaire, il se cache en nous ce besoin inexplicable de se connecter à notre semblable. Drôle de contradiction.

Et une image très nette pour moi de la complexité des êtres.

Mon faible…

J’avais pris la décision de vous faire un top 10 des mes lectures de 2014.  J’ai entrepris de faire la liste, d’essayer de mettre de l’ordre dans mes impressions. Je me suis du même coup découvert, ou plutôt j’ai admis, que j’étais peut-être atteinte d’une maladie grave. Ou peut-être ne me suis-je pas assez intéressée à d’autres activités ou intérêts dans ma vie ? …  Sérieux (pour reprendre l’expression de certains jeunes que j’aime bien) est-ce qu’il est normal de lire entre 30 et 40 livres par année si ce n’est pas votre métier de lire, critiquer ou travailler dans une librairie ?  J’ai donc pris la résolution pour 2015 de me calmer la lecture un peu !

Voici janvier, avec la ferme intention de limiter mes ardeurs et de profiter dans la lenteur. C’est le plus grand défi. Moi quand j’embarque, j’embarque. Je ne me fais plus de nuits blanches à lire, et je limite désormais mon temps de lecture. Aussi …je prends des notes.  Vous avouerez que trop de lecture et surtout sans mémoire phénoménale, et ben, on oublie !  Alors que je voudrais me rappeler de chaque mot ou chaque ligne qui me séduit, me transporte, m’emporte, me détruit ou m’éveille !

Trêve d’ébats, j’vous fais une tite liste !  Avec parfois des commentaires. Vous pigerez dans l’tas. Y’a sûrement quelque chose pour vous plaire, vous ravir, vous ensorceler.  S’ils sont là, c’est que j’ai aimé.  J’en profite également pour remercier Alain, Laurence, Danielle, Renée et Jonathan qui m’ont fait le don de plusieurs découvertes. J’vous ai mis des hyperliens vers des critiques, des biographies, des vidéos, des blogs. Tout pour vous garder dans la grande toile des connaissances !

Catégorie C’est long et c’est bon :

Freedom de Jonathan Franzen.  Voir critique dans Le Monde. J’avais savouré Les Corrections. Ravie une deuxième fois.

Confiteor de Jaume Cabré. Ah ces catalans !  Histoire d’un violon, histoire d’amitiés, histoire d’amour. Perplexité devant l’existence du mal. Mon grand coup de coeur ! Il est donc écrit que je lirai L’ombre de l’eunuque (Babel) cette année !

On ne voyait que le bonheurGrégoire Delacourt. Noir, noir, noir. Un peu de lumière. Juste assez pour l’équilibre du lecteur. Et il blogue le monsieur.

Catégorie P’tites vites qui font du bien :

Le cercle littéraire des amateur d’épluchures de patates, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows.  Ce livre m’a fait de l’oeil longtemps avant que mon bras s’allonge pour le saisir. Très probablement meilleur dans sa langue originale, un p’tit délice qui fait sourire et qui nous en apprend aussi sur la présence des allemands sur l’Île de Guernsey pendant la deuxième guerre. Anecdote un peu tristounette…l’auteure Mary Ann Shaffer est décédée peu de temps avant la parution du livre. Son premier.

C’était au temps des mammouths laineux, Serge Bouchard.

Il se trouve dans cette catégorie parce que c’est un livre que l’on peut prendre, laisser, et retrouver. Plusieurs petites histoires. Parfois on rit. Parfois on pleure. Jamais on ne reste insensible face à ces histoires racontées avec intelligence et coeur.

Le sourire de la petite juive, Abla Farhoud

En fait, je l’ai lu en 2013. Un petit bijou. Dévoré. Savouré. Et comme le dit la critique, lumineux.

Catégorie : Intense

C’est le coeur qui meurt en dernier, Robert Lalonde

Pour reprendre quelques mots de l’entrevue avec l’auteur à propos de sa mère : «….Tout de même, se faire dire à répétition par sa mère qu’elle n’était pas faite pour être mariée, qu’elle n’était pas faite pour avoir des enfants, c’est difficile, non? «C’est dur, oui. Mais c’était vrai.»

L’Orangeraie, Larry Tremblay

J’étais curieuse. M’étant donnée aussi comme devoir et objectif d’acheter et de lire beaucoup d’auteurs québécois, j’ai vu ce livre lors d’un de mes nombreux midis à feuilleter chez Renaud Bray (ben oui, c’est pas une librairie indépendante, mais je n’ai pas besoin de mettre mon manteau pour aller découvrir les derniers nés). Belle découverte ce Larry.

L’attentat, Yasmina Khadra

«N’est jamais seul celui qui marche vers la lumière», Y.K.

Mohamed Moulessehoul. C’est le véritable nom de l’auteur. Allez cliquer sur Yasmina Khadra (en titre)….  En ce qui concerne le livre…on va dire que c’est d’actualité. Et c’est très très bon.

Catégorie Encore

Nous étions le sel de la mer, Roxanne Bouchard

Je vous en avais glissé un mot cet été sur face de book. J’ai adoré ce livre. Probablement parce que ça se passe en Gaspésie et que j’y étais au moment de ma lecture. J’étais là-bas, moi aussi, le sel de la mer.

Pas pleurer, Lydie Salvayre

Je suis à lire cette découverte.  Encore le sang catalan. Je suis plongée dans la période de la guerre civile en Espagne en 1936. J’adore cette plume. Une des plus intéressantes qu’il m’ait été donné de rencontrer.  Nous faisons connaissance. Nous nous rencontrerons à nouveau.

En espérant que cette lecture un peu longue vous donnera le goût de vous abandonner quelque part entre deux lignes.

À+

Le geste

Il est vrai que le temps des Fêtes éveille en nous la compassion.  Pour faire changement des nouvelles déprimantes qui nous assaillent jour après jour et nous rappellent, comme une infopub sans fin, la condition misérable de la planète et celle des êtres qui s’amusent à l’harnacher à défaut de s’entretuer à coup de hachettes, de drones, de bombes, ou de barils de pétrole.

Dans toute cette déprime planétaire se pointe la lumière qui jaillit des ampoules, chandelles et décorations multiples.  C’est vrai que c’est beau. Éblouissant.  On espère la neige et son blanc qui couvre toutes les plaies.  On espère qu’elle ne fonde pas et qu’elle puisse nous garder à l’abri un peu plus longtemps de toutes les horreurs qui s’y cachent, bien enfouies dans notre déni collectif.

Dimanche dernier, avec les femmes de la chorale du Gesù, je chantais les joies d’hiver et les joies d’enfance.  Vêtues de nos habits de circonstance, excitées par la performance née de tous ces lundis soirs de répétitions, nous avons monté les quelques marches sur la scène et se sommes alignées, telle une armée prête au combat.

Sourires pour notre chef, la main sur le coeur, nous avons laissé l’artillerie au repos et avec l’innocence des premiers émois,  nous avons fait voler les chants d’amour et de paix.

Joie. Profonde.

Après le concert, j’ai marché en paix, pas à pas dans la neige, vers le metro en admirant les arbres noirs à la tombée du jour, j’ai levé les yeux pour mieux voir le ciel et les lumières émanants des édifices du centre-ville.  Et je me suis engouffrée dans le tunnel pour attendre le chariot qui me mènerait à la maison.

En m’assoyant pour mieux fixer les railles, j’ai vu cet homme, pieds nus, recroquevillé sur le banc de l’autre côté de mon monde.  Et mon coeur s’est empli de tristesse. J’aurais voulu voler vers lui, le couvrir d’une laine tissée de toutes nos mains, le nourrir des plats que nous préparons ces jours-ci pour nos proches.  J’ai senti la honte de l’humanité. Ma honte. Celle qui m’habite l’année durant sachant que je ne trouve jamais assez un geste, si petit soit-il, pour alléger un peu cette honte que je porte.

Je vous raconte ça parce que je sais que vous vivez la même chose. Sans doute différemment, mais vous savez de quoi je parle. Vous l’avez senti vous aussi.

Je nous souhaite donc très sincèrement de trouver et de renouveler à chaque jour un mot, un sourire, une petite action qui illuminera la vie d’une autre âme.

Peut-être qu’à nous tous, nous réussirons à faire briller des villes entières.

xx Lucie

Garçon !

Avant de commencer à écrire ce petit article, je me suis demandé quel prétexte j’allais inventer pour parler de ….bière !

Certains le savent, d’autres l’apprendront…j’ai bu d’la bière cet été ! Je ne suis pas une grande connaisseuse (c’est la même chose dans bien des affaires), mais la curiosité a souvent le dessus sur d’autres faiblesses.

Petit rituel, j’aimais bien dans l’après-midi (parfois même tôt dans l’après-midi), m’installer à ma résidence de passage, déplier la chaise ou étendre mes paperasses sur une table à picnik, et me servir une tite bière !

Je ne vous ai pas parlé de la Pit Caribou (Anse-à-Beaufils) qui m’avait déjà appelée du haut d’une tablette de dépanneur de Montréal, ou des multiples bières de Les Naufrageurs (Carleton) dont j’ai fait la découverte en errant sur un et deux plateaux de dégustation d’Est en Ouest ou du Sud au Nord… ou encore de la Tête d’Allumette (spot de rêve dans Kamouraska).

À chaque fois, je me disais qu’il n’aurait pas fallu que je fasse la rencontre de la bière il y a 10 ans, car on aurait connu à Montréal une micro-brasserie/fromagerie !! En parlant avec quelques Maîtres brasseurs, et en écoutant avec les oreilles, le nez, les yeux et parfois la bouche grande ouverte les divers processus de fabrication, je ne pouvais m’empêcher de faire des liens avec la production fromagère. Ahhh la passion !

Bon, tout ça pour dire que c’était l’anniversaire de Charles. Ninon (sa super blonde) a –callé- un 5 à 7 à L’Isle de garde. Rue Beaubien près de St-Hubert.

Petit bonheur. Bien sympathique. Arrivée vers 16h45, l’endroit était plutôt calme…on sentait tout de même que ça n’allait pas durer. J’ai été accueilli avec un sourire, un intérêt réel pour me conseiller, un service sympathique. Naturellement, à 17h45 il y avait du monde dans tous les recoins, on ne s’entendait plus trop trop, à moins de parler à sa voisine ou voisin immédiat. Pas grave. Le temps de prendre une noire (no.21) et de savourer quelques charcuteries servies sur planches, de faire la placote avec les copains-copines, à 21h j’étais de retour à la maison, installée dans mes oreillers, satisfaite d’avoir pris un peu d’air en marchant dans le froid, et d’avoir vu quelques amis avec qui on s’entend à chaque fois pour se dire que l’on devrait faire ça plus souvent.

Puisque d’autres l’ont fait avant moi, et très bien d’ailleurs, je vous laisse lire un peu plus sur la place via un blogue déniché par hasard, ainsi qu’un autre nom que vous aimerez retenir si vous aimez les bières brassées ici par chez nous. Les délires du terroir. Allez-y faire un tour.