Chronique voyage

Après Petite-Vallée, je suis partie un peu à la dérive en longeant la côte de la Gaspésie vers la Baie-des-Chaleurs. Des p’tites vacances (!)….

Je commencerai donc par vous parler des barachois. Ah ha !

J’avais, je crois, déjà entendu ce mot – parce que c’est aussi un nom de village – mais je ne savais pas qu’il y avait tout plein de barachois en Gaspésie.  Alors, pour ceux qui ne le savent pas, on décrit la chose comme un prolongement de la mer, mais séparé de cette dernière par un banc de sable ou de grève. Ceci en fait des eaux calmes et souvent propices pour y trouver plusieurs espèces d’oiseaux et bibittes. Le mot viendrait du basque barratxoa. Normal quand on sait que les Basques furent de grands exploitants de baleines et poissons dans les eaux du Saint-Laurent. En 1713, avec le traité d’Utrecht, les Basques eurent à quitter les terres et mers occupés par les colonisateurs français et anglais. C’est d’ailleurs lors de ce traité que la France céda les territoires acadiens à la Grande-Bretagne. Cette dernière prépara dans les années qui suivirent ce que l’on appelle le Grand dérangement. Mais vous savez tout ça n’est-ce pas ? Le cinquième grand rassemblement pour le Congrès mondial acadien aura lieu du 8 au 24 août prochain.

D’ailleurs c’est au Bourg de Pabos (nom qui vient du mot Pabok en Micmac et qui veut dire : eaux tranquilles) que j’ai fait un premier arrêt.  J’y ai découvert un parc merveilleusement aménagé : pistes cyclables, plage, quelques bâtiments à l’architecture surprenante (alliage bois et acier), lieux de fouilles etc.

Puis, c’est à Paspébiac que j’ai finalement mangé du homard. J’avais fait un arrêt à Sainte-Thérèse, petit port de pêche bordé de terres agricoles, et j’avais «zieuté» le homard dans une poissonnerie sur le bord du quai.

Donc, surprise ce soir là en allant se promener sur le quai de Paspébiac

Phare sur le lieu de camping Carleton-sur-Mer

.  Le village devait y être au grand complet.  Les jeunes dans les Camaros, les plus vieux, stationnés à la queue leuleu – toutes chaises installées-, quelques pêcheurs et beaucoup de placote !

J’ai eu le souvenir de mon enfance lors d’une sortie tardive avec mon père au quai de St-Jean Î.O. – pour pêcher l’éperlan.  Je me dis qu’on devrait aménager des quais un peu partout autour de l’Île de Montréal. Peut-être bien que les gens recommenceraient à se parler, se saluer. Ou, à juste prendre le temps de prendre le temps.

Phare sur le lieu de camping Carleton-sur-Mer

 

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s