L’espoir

J’ai tardé un peu à vous raconter cette rencontre. Cette belle rencontre.

C’est l’histoire d’une jeune femme, qui ne souhaite que d’être sereine, et qui, par amour, fît son premier jardin.

La magie de confier à la terre de toutes petites graines, et de les regarder générer une si grande abondance.

Produire la santé ensemble, c’est le nom d’un organisme pour lequel elle travaille. C’est le nom en fait de plusieurs personnes en un nom. La mission ? «Développer, accompagner, expérimenter des solutions collectives pour l’amélioration de la santé globale par l’accroissement de l’autonomie alimentaire.»

J’vous entends déjà dire : «Bon bon bon, encore une gang de hippies pelletant des nuages».

Et ben non !  Ce sont des gens, extrêmement dédiés. Ils travaillent fort. Et ils le font avec un sens aigu de la responsabilité qu’ils portent pour leurs enfants, et aussi pour leur communauté.

Donc, cette femme, Karen Golden, a démarré un jardin à l’école de sa fille. Et quand un poste s’est ouvert pour travailler justement à développer des potagers avec les écoles, elle n’a pas hésité une minute.

Trois écoles l’année dernière, et trois nouvelles pour l’année qui vient.  Les enfants apprennent avec des ateliers culinaires l’hiver, et par la suite, des ateliers pour cultiver; voir aux semis, planter, entretenir, récolter, cuisiner, manger. Avec amour.

Ça se passe où tout ça ? À Val d’Espoir. Oui oui, le siège de Fred, la fameuse marmotte, officiellement dédiée depuis 2010 à annoncer la venue du printemps.  C’est aussi l’arrière pays de Percé, et où se tenait jadis l’école d’agriculture (1938-1961).

Je vous raconte tout ça, parce que je trouve ça non seulement beau, mais aussi inspirant.

Il y a plein de gens venus d’ailleurs, et on fait une place (contrairement à d’autres villages) à ces nouveaux arrivants. On a de l’espoir.  Quinze nouveaux nés cet hiver !

Et comme Karen le dit si bien : «En Gaspésie, c’est vivre dans un territoire où tout est possible. On peut se recréer comme on le veut. Malgré toutes les difficultés que l’éloignement engendre….on apprend à mieux s’organiser, on pense collectivement, avec le voeu de ne pas dépendre des institutions gouvernementales.»

On va leur souhaiter de belles récoltes, de nouvelles recrues, et la sérénité. Ils le méritent.

Voici un lien d’un petit document vidéo qui a été conçu par des gens de là-bas. Si ça vous dit.

http://vimeo.com/83766057

Salut les bâtisseurs et bâtisseuses !

Percé

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