Écho (ce qui reproduit ou rappelle quelque chose)

Trois-PistolesJardin communautaire

Activité familiale par excellence : la marche sur la grève. Les enfants récoltent des trésors. J’en vois une qui s’en vient, les bras chargés de trouvailles. Les belles roches ! Et les parents discutent. De projets, de jardin, de ferme et de possibilités. Ah ! Les possibilités !

Je vous imagine chers lecteurs et lectrices pendant ces quelques semaines de vacances, à profiter de tout et de rien, et à vous surprendre dans le rêve d’une autre vie possible. On se demande toujours. À chaque année, au temps des vacances, ça vous reprend un peu… Allez…avouez !

Ceci dit, en arrivant à Trois-Pistoles, peu importe par quel chemin vous arrivez, on se retrouve toujours avec l’église. La grosse église ! Le centre ! Drôlement pratique pour une sans boussole interne comme moi. Et il y a aussi la trac de chemin de fer qui délimite le haut du bas du village. Je n’ai pas eu conscience d’une grande circulation ferroviaire, mais il y a bien un train qui file à toute vitesse en pleine nuit (!). Si vous regardez les horaires pour la Gaspésie, vous verrez qu’il n’y a pas moyen de voyager autrement que la nuit. Je vous laisse deviner le pourquoi de la chose.

Donc ! En arrivant à Trois-Pistoles, je distingue la silhouette de Dominic Champagne qui sort de sa voiture. C’est lui qui lancera le bal des trois prochains jours à l’ÉchoFête. J’étais pressée de le rencontrer, j’avais hâte de plonger mes yeux dans ce beau vert de gris et d’y voir peut-être, un peu d’espoir. Peut-être aussi des réponses à une grande question : y’en as-tu vraiment de l’espoir ?

On est environ une quarantaine à se les geler un peu sous le chapiteau, à découvrir (dans mon cas pour la deuxième fois) Anticosti – La chasse au pétrole extrême. Après 50 jours sur la route de la Côte-Nord, du Bas St-Laurent et de la Gaspésie, je revois. Et je ressens le grand frisson. Celui qui vous traverse l’épine dorsale. La crainte qu’une fois de plus, l’Homme que l’on dit souvent grand, agisse avec la petitesse qu’engendre l’appât du gain.

Je dois me fouetter pour ne pas tomber dans le cynisme et le découragement. Mon remède sera d’aller à la rencontre de la résistance. De la persistance. De l’engagement.

Il y a Maxime, Sébastien, Marie-Ève, Anthony. Ce matin, c’est Guillaume Côté-Philibert qui me fournira le soleil. Il donne un atelier d’échanges sur le jardinage biologique au jardin communautaire intergénérationnel, créé il y a 6 ans….l’autre bord de la trac ! Guillaume jardine non seulement dans cet espace merveilleux, mais aussi au Centre d’aide aux proches aidants des Basques.

Je le recroiserai plus tard – bébé aux bras – lors d’une activité présentée par la Coopérative La Mitaine. On y parle d’agro-tourisme alternatif, d’actions sociales et communautaires, de valorisation des produits locaux par la transformation.

En après-midi, je fais la rencontre de deux artistes nomades le temps d’un été. Marionnettiste et concepteur d’éclairage marient leurs besoins de dire sans le dire. Quinze minutes pour présenter une mini pièce inspirée du Meilleur des mondes de Huxley. Je redoute un peu la réaction du public. Surprise. Commentaires, questions, louanges.

En me retirant un peu à l’ombre, j’engage la conversation avec deux gars qui font partie de la Coopérative de travail Molotov (offre de service de communication). On discute un peu. Enthousiasme.

Pour clore ma journée, j’ai l’impression d’ouvrir un fortune cookie. Anthony me présente Nicolas Falcimaigne. Ensemble.Coop – Journal indépendant, une autre coopérative. Je suis non seulement intriguée, mais séduite.

Le lendemain, lorsque je sortirai de ma rêvasserie sur la grève, histoire de me reposer un peu de la veille, je trouverai sur mon pare-brise une copie du journal. Joie.

Ce soir je me ferai le grand plaisir d’assister au spectacle de Daniel Bélanger.

Ces trois jours m’auront fait vivre beaucoup de questionnements, non seulement sur tous ces gens et leurs projets, mais aussi sur les possibilités.

Il y a de l’espoir là où se sèment les graines, prêtes à nous en donner bien plus que l’on peut parfois espérer.

Avons-nous laissé mourir notre imaginaire, notre créativité, notre courage ?

Ici, il y en a une gang qui n’en manque pas !

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